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Origines et histoire de la danse classique by Elodie Ganivet


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Histoire de la danse classique

Aujourd'hui, je vous propose un article  sur les origines et l'histoire de la Danse Classique, écrit par Elodie Ganivet, notre professeure de Danse Classique diplômée d'Etat (et Pilâtes / Yoga Flow / Yoga Danse) chez Happy Body Center Saint-Raphaël 😀


Elodie enseigne la Danse Classique pour les enfants de 4 à 10 ans, les adolescents de 11 à 18 ans, et les adultes dans le cadre du pack illimité que nous proposons chez Happy Body 🩰


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Vous vous intéressez à l'histoire de l'art..

Vous voulez en savoir sur les origines de la Danse Classique pour enrichir votre culture générale..


Cet article est fait pour vous 🙌🏼⬇️


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Le roi soleil

⭐️ Les origines de la Danse Classique


La danse classique s’ancre en France à partir de la fin du XVIème siècle et surtout durant le XVIIème siècle, une nouvelle forme de danse est apparue à la cour de France: le ballet de cour.


Elle a conquis la noblesse qui a forgé son succès. Le ballet de cour est un spectacle dansé par les membres de la famille royale, les courtisans et quelques danseurs professionnels.


Ce ballet est devenu à cette époque, un mode d'expression culturel dans lequel l'aristocratie s'identifie. Le ballet de cour se compose de poésie, de musique vocale et instrumentale, ainsi que de chorégraphie.


Il est théâtral car plusieurs scènes appelées "entrées" permettaient, tour à tour, aux interprètes ou aux danseurs de se mettre en valeurs. La dernière entrée, appelée "grand ballet", réunissait généralement l'ensemble des danseurs.


Des témoignages sont parvenus du passé, grâce aux livrets, aux descriptions, aux partitions et aux planches de dessins, représentant les costumes et les accessoires.


Il n'y a pas que le ballet de cour qui se pratique, dans la haute société française, la danse est présente sous de multiples formes allants du bals au sein des cérémonies ou des événements de société.

La danse n'est pas seulement une représentation de la mode, c'est aussi un terrain fertile d'expérimentations, un sujet de débats théoriques, de recherche philosophique et de thèses innovatrices.


En 1641 fut donné le "ballet du cardinal de Richelieu". Spectacle riche de trouvailles et d'artifices scénique, le petit dauphin, futur Louis XIV, y assista et resta aussi ébloui que les autres spectateurs.

Ce ballet fut une étincelle pour le jeune Louis, qui sera un futur "Roi Danseur".


Peu de temps après sa naissance, en 1638, Louis XIV, devint orphelin de son père Louis XIII.

Il hérita du trône cinq ans plus tard. La régence fût assurée par sa mère Anne d'Autriche et secondée par le cardinal de Mazarin.

Libéré de ces obligations politiques, Louis se consacra a ses passions artistiques, aux divertissements, et surtout aux ballets de cour qu'il appréciait tant.


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Ballet de cour

Le ballet de cour met en scène des personnages oniriques et des situations fantasmatiques.

Il est, souvenons-nous, un ballet à entrée, il se décline en grand ballet de cour (Famille royale) ou petit ballet de cour (bourgeoisie).


Le ballet de cour s'inscrivait dans un ensemble artistique : concert dans le jardin, grand banquet, et qui se soldé à la fin par un feu d'artifice.


Le premier ballet de Louis XIV fut "Cassandre", il n'avait alors que 12 ans.

Puis en 1653, il jouera le rôle de l'astre suprême, le soleil, dans le "Ballet de la Nuit". Ce ballet fut représenté dans la salle du petit bourbon avec les machineries du scénographe italien Giacomo Torelli.

"Le ballet de la Nuit", fut donné, le soir du 23 février 1653, en présence de la Reine et du Cardinal Mazarin, devant la cour.

C'est un ballet composé de 45 entrées réparties en quatre veilles.

La première veille représente la vie à la ville et à la campagne.

La deuxième veille : fêtes et divertissements.

La troisième veille fantasmes et loisirs de la nuit.

Et enfin la quatrième veille : lever du soleil.


Louis va incarner durant toute la soirée différents personnages (une heure, un curieux, un ardent, un furieux) et enfin, dans la conclusion du ballet, l'astre suprême, Le Soleil.


Le ballet représente tout se qui se passe du crépuscule à l'aube.

Les multiples entrées voient défiler des personnages, des symboles et des animaux les plus inattendus, incarnés par les membres de la famille royale, ainsi que des chanteurs et danseurs virtuoses.

Les décors et machines de Torelli font merveille dans la salle du Petit-Bourbon, et les gravures permettent la diffusion de cette représentation d'exception.


Danser devant la Reine et la cour le « Ballet de la Nuit » place Louis XIV dans un symbole de la toute puissance et du pouvoir absolu.


Parmi les autres ballet que le Roi a interprété « Le ballet des plaisirs » 1656, «  Le ballet de Psyché »1656, « Le ballet de l'Amour Malade » 1657, « Alcidiane » 1658 et « Le Grand ballet du Soleil » 1660, dans lequel il apparaissait de nouveau dans le rôle du soleil et d'Apollon.


Les plus grands auteurs et compositeurs ont exprimé leur talent dans ce mode d'expression culturel.


Ce ballet recourait à ceux qui deviendront plus tard, les plus étroits collaborateurs du roi dans ces spectacles.


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Jean Baptiste Lully

Avec le poète Isaac de Benserade, auteur du texte du ballet, le danseur Pierre Beauchamp et le musicien Jean Baptiste Lully prirent part à ces spectacles.


Lully sera un danseur de rôle burlesque et compositeur du roi avec lequel s'établira une relation privilégiée.


Il aura une très grande importance dans les développements du théâtre musical et chorégraphique français, dans lequel il réussira a conjuguer la précision rythmique et le style italien avec la grâce et la délicatesse du style français.


Louis XIV permettra la naissance de deux genres soutenue par Lully « L'Opéra Ballet » et «  La comédie ballet ». Ces ballets sont interprétés par des Seigneurs, pour des Seigneurs, ils représentent la richesse et la puissance du pays.


Louis XVI a considéré le ballet de cour, comme une valeur éducative de la société.


En 1661, suite à la mort du Cardinal Mazarin, Louis XIV prend dès lors le pouvoir aux termes de la Régence. Jean Baptiste Colbert sera le nouvel homme fort, succédant à Mazarin.

C'est un ministre d’État qui va être l'auxiliaire dévoué, il va assurer le contrôle des finances, les bâtiments du roi, moderniser la marine, ainsi que la gestion de toute la situation économique du pays.


Louis XIV était conscient de l'importance des arts et de la culture comme moyen de glorification, mais aussi sollicite tout son intérêt car la danse permettait la discipline et l'éducation de la société civile. Effectivement la mise en scène de la doctrine du droit divin, par le biais du ballet manifeste à la fois la gloire et le pouvoir.

Dans ce pouvoir de droit divin, tout vient du ciel, le soleil éclaire le monde, les valeurs sont la paix, l'abondance et la liberté.

Le ballet de « la prospérité des armes de France » en 1641 renforce cette puissance et souligne les événements de l'histoire. Ce ballet exalte les victoires françaises et la politique célèbrait par les Dieux de l'Olympe. On cherche a imposer l'image d'une France Dominatrice par une œuvre de propagande à la gloire du Roi.


Grâce à son impulsion, Louis XVI a fait de la danse, une institution, qui a lui a attribué les codes de sa pratique.


En mars 1661, Louis XIV fonda l'Académie Royale de Musique et de Danse, dont le but premier était de réguler et de contrôler l'activité des maîtres de ballet et de réglementer le « bien savoir danser ».


Les maîtres de ballet enseignait cet art difficile en toute circonstance de montrer le « bon air », « la bonne grâce » et de reconnaître immédiatement une personne de qualité.

Pour cela treize maîtres à danser furent nommés.

Les mesures étaient destinées à imposer une œuvre de réorganisation et de re-configuration, mais aussi de fournir un modèle à suivre pour la technique, avec le risque de dépersonnaliser et d'aplanir les différences et même d'empêcher toutes innovations.


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Comedia dell arte

D'ailleurs le masque avait pour mission d'indiquer l'identité du rôle. Il permettait au spectateur d'éviter d'être distrait par le visage du danseur. Ainsi le masque n'était pas seulement obligatoire pour les rôles burlesques, dans lesquels ils augmentaient l'effet de caricature, et pour travestir les danseurs. On les portait également pour des danses nobles ou sérieuse. Toute fois, l'usage en était limité au danseurs du sexe masculin, comme c'était le cas dans la « Comedia dell'arte », genre qui avait emmener à un très haut de perfection la technique du jeu dramatique avec port du masque.

Et de fait, l'exemple des comédiens italiens, qui constituaient alors un des éléments des plus populaire du théâtre parisien, avait renforcé l'attachement à la convention du masque.


Louis XIV demandera à Beauchamp, d'inventer une méthode de notation de la danse qui soit capable de fixer les pas, comme c'était le cas pour les notes de musiques.


Beauchamp travaillera pendant plusieurs années sur la codification de la danse, mais probablement déçu du résultat ne le montrera jamais au public. Il fut donc pris de court par un autre maître, Raoul Auger Feuillet, qui publia en 1700 un système d'écriture de la danse sous le titre de chorégraphie, où l'art de décrire la danse par caractère figures et signes démonstratifs.

Sa méthode aurait été élaborée sur celle de Beauchamp.

En raison, de la clarté et de la relative simplicité d'apprentissage de son code, Feuillet publia avec succès un recueil de danse basé sur la chorégraphie.

Cela déchaîna la colère de Beauchamp. Il attaquera Feuillet en justice en demandant qu'il lui soit reconnu être à l'origine de l'invention de ces méthodes et que les publications déjà parues soient retirées du commerce.


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La belle danse

Pour participer au ballet de cour, la noblesse devait savoir danser la "Belle Danse" mais aussi, pour participer aux bals qui rythmaient la vie sociale de cette époque.


Sous le règne de Louis XIV, "la belle danse" appelée aussi, danse baroque n’est pas uniquement un divertissement, un simple passe-temps. Au contraire, elle est un art majeur, un enjeu social et politique.


La danse fait partie intégrante de l’éducation d’un gentilhomme. Les nobles apprennent à lire, à écrire, à manier les armes et à danser. Lorsque se développe la Belle Danse au XVIIe siècle, ce sont les nobles et gentilshommes qui l’exécutent dans leurs plus beaux apparats.


« La Belle Danse », laissait place a un mouvement très ornementés, presque sans exception vertical et basée sur des équilibres, tours, pas sautés, battus, cabrioles, et les entrechats.

Il était demandé une grande précision rythmique et une perfection d’exécution. Les mouvements devaient être exécutés avec grâce, légèreté et sans effort visible, ce qui deviendra la signature de la danse française, le caractère noble.


La "Belle danse" est le contrôle constant du corps et du comportement.

Elle permet de distinguer les personnes de qualité. Contrôle et conscience du geste, rigueur, ampleur mesurée, justesse des appuis et des proportions : tels sont les caractères de ce nouveau style.

Elle est une image idéalisée de la relation de Cour, elle s'inscrit dans cette éducation générale du comportement.


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Le menuet

La danse de cour par excellence était la Courante, qui sera remplacé par le menuet.

Le menuet étant plus rapide, plus élégant et plein de grâce. Il était une imitation raffiné de la séduction, limitée par des vis à vis, des dos à dos et se donner les mains. Le menuet constituera pendant longtemps la base de l'enseignement de la danse pour le noble amateur et le riche bourgeois. En effet, à la fin du règne de Louis XIV, le menuet se dansait à la fin des branles.


La courante était une danse de couple qui comprenait des pas fixes (pas de courante, pas coupé et jeté) qui était apprécié de Louis XIV.


En 1664, dans les jardins de Versailles conçu par André Le Nôtre, le roi fît monter une fête somptueuse et galante de l'époque.

« Les plaisirs de l'île enchantée », qui dura six jours et qui prévoyait des carrousels, des courses d'ânes, des feux d'artifices, des loteries, des festins, des visites des jardins et des écuries, des spectacles de théâtre et de ballet.


Le clou du spectacle eu lieu le second jour avec la représentation dans un théâtre en plein air de «La princesse d'Elide» une comédie du célèbre auteur Molière, écrite en prose et en vers mêlés de musique composée par Lully, avec des intermède et des ballets de valets, de bergers et de chasseurs.


Le jour suivant deux autres œuvres de Molière furent jouées « les fâcheux » et « Le mariage forcé », qui comportaient des intermèdes musicaux et chorégraphique de Lully et Beauchamps.


Ces exemples sont le reflet de la Comedia Dell'arte, art auquel Molière était formé donne naissance au comédie ballet. C'est à dire : des comédies remplies d'entrées de ballet plus ou moins intégrés à l'action.

D'ailleurs le Bourgeois est l'une des créations préférées de Louis XIV.

L'oeuvre aborde aussi la situation des affaires étrangères de l'époque. C'est aussi la neuvième collaboration Entre Lully et Molière.

Le Bourgeois Gentilhomme représente parfaitement la « Comédie Ballet ».


Pur produit de la cour de Louis XIV. Ce type de divertissement donne une même importance à la musique, à la comédie, à la danse et à la chanson. Les comédies ballets sont données lors des fêtes organisées à la cour où les courtisans et le Roi lui-même participaient.


Louis XIV mis un terme au ballet de cour en renonçant à se produire sur scène en 1670. Toutefois cette décision permettra la naissance de deux nouveaux genres portés principalement par Lully : l'« opéra-ballet » et la « comédie-ballet » qui héritent de plusieurs caractères du ballet de cour.


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