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Attention à ne pas faire trop de sport !

  • Photo du rédacteur: Happy Body By Ju
    Happy Body By Ju
  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture


Non mais alors celle-là, c’est la meilleure de l’année 🙄


Depuis quelques temps, je vois passer des vidéos qui mettent en garde contre les dangers d’un trop grand nombre d’heures de sport par semaine. Comme si notre corps était une machine fragile, conçue pour le canapé, menacée dès qu’on dépasse trois séances hebdomadaires 😤


Alors on se pose deux minutes pour réfléchir à la question ✌️



Un corps façonné par des millions d’années de mouvement


Déjà, on descend de primates arboricoles. Littéralement 🐒


Les premières lignées d’hominines, issues d’ancêtres communs avec les grands singes actuels, ont passé des millions d’années à se déplacer dans des environnements complexes : grimper, sauter, se suspendre, marcher sur des branches instables.

La bipédie n’a pas remplacé le mouvement, elle l’a transformé.


Les plus anciennes preuves de bipédie partielle remontent à environ 7 millions d’années (Sahelanthropus tchadensis), et la bipédie fonctionnelle est clairement installée chez Australopithecus vers 4 millions d’années.


Autrement dit : notre squelette, nos articulations, nos fascias, notre système neuromusculaire sont construits pour encaisser du mouvement répétitif et varié, pas pour l’éviter.



300 000 ans de nomadisme actif


Ensuite, ces dernières 300 000 années, on a été des humains anatomiquement modernes, Homo sapiens, vivant comme chasseurs-cueilleurs nomades.


Ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire marcher 10 à 20 kilomètres par jour, parfois plus.

Ça veut dire porter des charges, grimper, courir par intermittence, s’accroupir, se relever, s’étirer naturellement, passer du sol à la station debout des dizaines de fois par jour.

Les études en anthropologie biologique et en ethnographie des peuples chasseurs-cueilleurs contemporains (Hadza, San, Tsimané) montrent une dépense énergétique quotidienne élevée mais étalée, sans notion de “séance de sport”.


Le mouvement était intégré à la vie, du matin au soir.



La sédentarisation ne signifie pas immobilité


Il y a environ 10 000 à 12 000 ans, au Néolithique, on se sédentarise progressivement avec l’agriculture et l’élevage.

Mais attention au contresens fréquent ⚠️ : sédentaire ne veut pas dire immobile.


Même sans nomadisme, les humains passaient leurs journées à cultiver, récolter, moudre, porter de l’eau, s’occuper des animaux, entretenir l’habitat.

Les analyses ostéo-archéologiques montrent d’ailleurs une augmentation des contraintes mécaniques répétées, pas une diminution du mouvement.


On bougeait encore énormément, simplement différemment.



Des corps faits pour bouger


Donc on est dans des corps faits pour bouger. Point. Barre. À la ligne.

Et là-dessus, la science moderne est limpide.


Les études épidémiologiques montrent que la sédentarité est un facteur de risque majeur, indépendant de l’alimentation, pour : les maladies cardiovasculairesle diabète de type 2, la dépression, les troubles anxieux, le déclin cognitif, et la mortalité toutes causes confondues.


Même chez des personnes qui font “du sport”, rester assis plus de 7 à 8 heures par jour annule en partie les bénéfices.


Et là, on ne parle pas de sport intense à haut niveau.

Parce que oui : le sport de compétition, mal encadré, avec surcharge chronique, déficit énergétique, manque de récupération et un mental de perfectionniste de compétition, peut abîmer le corps.


Mais ça, ce n’est pas le mouvement.

C’est une utilisation extrême et parfois déconnectée de la physiologie humaine.


Marcher, nager, s’étirer, danser, bouger quotidiennement, pratiquer une activité plaisante, variée, adaptée…Il n’existe aucune donnée scientifique sérieuse montrant que cela soit dangereux pour la santé.

Au contraire, c’est l’un des leviers les plus puissants que nous ayons pour la santé physique et mentale.


Le mouvement améliore la sensibilité à l’insuline, module le cortisol, stimule la neurogenèse, régule l’humeur via les endorphines et la dopamine, et renforce la résilience du système nerveux.



Trop de sport, vraiment ?


Alors si tu as peur d’augmenter ton nombre d’heures de sport, si tu as peur de “faire trop”, je vais être très claire.


Quand tu en seras à 8 à 10 heures de mouvement par jour, réparties naturellement, comme nos ancêtres pendant des centaines de milliers d’années… là, éventuellement, on pourra commencer à discuter d’un ralentissement.


Le vrai problème c'est tu ne bouges pas assez, ou pas assez souvent.

Et ce n’est pas une opinion. C’est un fait évolutif, historique et scientifique.


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Sources scientifiques et historiques

Lieberman D.E., The Story of the Human Body, Harvard University Press, 2013.Pontzer H., Burn: New Research Blows the Lid Off How We Really Burn Calories, Penguin, 2021.Pontzer et al., “Hunter-gatherer energetics and human obesity”, PLoS One, 2012.WHO, Guidelines on Physical Activity and Sedentary Behaviour, 2020.Booth et al., “Waging war on physical inactivity”, The Lancet, 2012.Hamilton et al., “Too little exercise and too much sitting”, Diabetes, 2007.Wrangell et al., “Physical activity and mental health”, The Lancet Psychiatry, 2018.Pontzer et al., “Energy expenditure and activity among Hadza hunter-gatherers”, American Journal of Human Biology, 2015.


En attendant, je te souhaite un Happy Body 💜


Ju

 
 
 

1 commentaire


Isabelle D.
Isabelle D.
il y a un jour

Merci pour cet article qui est fort intéressant. :)

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