L’humain n’est pas omnivore mais végétarien à tendance omnivore : une nuance essentielle 🥩 🌱
- Happy Body By Ju

- 19 janv.
- 5 min de lecture

Je commence à en avoir ras-la-pâquerette 🌼 😅 des milliers de commentaires (agressifs pour la plupart) que j'observe sous mes vidéos sur les réseaux sociaux, et qui appuient tous une fausse croyance - que l'industrie de la viande a malheureusement planté dans nos cerveaux depuis des décennies - selon laquelle l'humain ne pourrait pas vivre sans viande, autrement dit, qu'il est omnivore 🙄
Mais la réalité biologique est bien plus nuancée et je pourrai clôturer cet article avec ces deux simples questions :
1️⃣ Est-ce que l'être humain peut survivre sans viande 🥩 ? Oui !
2️⃣ Est-ce qu'il peut survivre sans fibre 🌱 ? Non !
Mais je vais quand même prendre le temps de vous fournir 6 arguments et des sources sérieuses 🤗

1. La dentition humaine est conçue pour broyer des végétaux, pas pour trancher de la viande 🦷
Nos dents ne ressemblent pas à celles des carnivores : nos molaires sont larges et plates, comme celles des herbivores, idéales pour broyer des légumes, des fruits ou des graines, tandis que nos canines sont relativement courtes et non prédatrices.
De plus, la mâchoire humaine se déplace latéralement, ce qui permet un broyage efficace des aliments végétaux et prolonge le temps de mastication.
En revanche, les carnivores possèdent des canines acérées et des dents carnassières pour trancher la chair, avec des mâchoires verticales adaptées à l’élimination rapide de la viande.
👉 Ce simple constat anatomique montre que notre corps est naturellement orienté vers un régime végétal, la consommation de viande restant accessoire.
📖 Sources :
Ungar, P. (2017). Evolution of the Human Diet. Oxford University Press.
Milton, K. (1999). Nutritional characteristics of wild primate foods. PNAS.
Lucas, P. et al. (2008). Dental functional morphology. Journal of Anatomy.

2. La longueur de l’intestin humain favorise l’assimilation des fibres végétales 🌱
L’intestin humain mesure environ 10 à 12 fois la longueur de notre corps, soit beaucoup plus long que celui des carnivores (3–6 fois la taille du corps) mais moins que celui des herbivores stricts (12–20 fois).
Cette longueur permet un transit plus lent, indispensable à la fermentation des fibres par le microbiote et à l’absorption progressive des nutriments.
Un intestin court est quant à lui adapté aux régimes carnés, où la viande doit être éliminée rapidement pour éviter la putréfaction.
👉 Notre intestin long démontre donc que notre physiologie est orientée vers une alimentation riche en végétaux.
📖 Sources :
Aiello, L. & Wheeler, P. (1995). The Expensive Tissue Hypothesis. Current Anthropology.
Chivers, D. & Hladik, C. (1980). Morphology of the primate digestive tract. Journal of Morphology.
Milton, K. (2000). Nutrition and primate evolution. AJCN.

3. Les fibres alimentaires sont essentielles au microbiote et à la santé humaine 🦠
Les fibres ne sont pas de simples compléments : elles sont indispensables.
Elles nourrissent les bactéries intestinales, qui produisent des acides gras à chaîne courte comme le butyrate et le propionate.
Ces composés nourrissent les cellules du côlon, régulent l’inflammation et protègent contre les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers.
La viande, dépourvue de fibres, ne nourrit pas le microbiote et favorise même la production de métabolites pro-inflammatoires. Autrement dit, le microbiote s'asphyxie lentement mais sûrement si on mange peu de fibres et beaucoup de chair animale.
👉 En l’absence de fibres, le microbiote s’appauvrit, la perméabilité intestinale augmente et des maladies chroniques apparaissent. Les intestins contenant + de 70% de nos cellules de l'immunité, c'est toute notre santé qui prend un coup.
📖 Sources :
Sonnenburg, J. & Sonnenburg, E. (2014). Starving the gut microbiota. Nature.
Makki, K., Deehan, E., Walter, J., & Bäckhed, F. (2018). The impact of dietary fiber on gut microbiota. Cell Host & Microbe.
Reynolds, A. et al. (2019). Carbohydrate quality and health. The Lancet.
David, L. et al. (2014). Diet rapidly alters the human gut microbiome. Nature.
De Filippis, F. et al. (2016). High-level adherence to a Mediterranean diet. Gut.

4. L’anthropologie alimentaire montre que les plantes ont toujours dominé le régime humain 🔬
Les analyses isotopiques, les microrestes végétaux dans le tartre dentaire et les outils préhistoriques indiquent que les ancêtres humains ont consommé majoritairement des plantes pendant des millions d’années.
Les Australopithèques et les premiers Homo s’appuyaient sur les tubercules, graines, feuilles et fruits comme sources principales de calories, la viande n’étant consommée que de manière opportuniste et saisonnière.
Même les populations réputées « chasseurs » exploitaient une grande diversité de végétaux pour compléter leur alimentation.
👉 Une information qui va totaltement à l'encontre des images que nous avons pu voir dans nos livres scolaires, avec des hommes préhistoriques croquant à pleines dents dans un gros morceau de viande !
📖 Sources :
Cerling, T. et al. (2011). Woody cover and hominin diets. PNAS.
Hardy, K. et al. (2014). Plant foods and Neanderthal diets. Journal of Human Evolution.
Henry, A. et al. (2011). Microfossils in dental calculus. PNAS.
Milton, K. (2000). Nutrition and primate evolution.

5. Les populations les plus longévives consomment peu de viande et beaucoup de végétaux 👵🏼
Les zones bleues — Okinawa (Japon), Ikaria (Grèce), Sardaigne, Nicoya (Costa Rica) et Loma Linda (Californie) — ont en commun une alimentation composée à 80–90 % de végétaux, avec une consommation de viande rare, festive ou saisonnière.
Cette diète riche en fibres est corrélée à une longévité exceptionnelle et à une incidence très faible de maladies cardiovasculaires et métaboliques.
À contrario, dee nombreuses études épidémiologiques montrent que la consommation excessive de viande, surtout transformée, est associée à un risque accru de mortalité globale et de maladies cardiovasculaires.
Les cohortes européennes EPIC et britanniques UK Biobank ont démontré une relation dose-réponse : plus la consommation de viande rouge et transformée est élevée, plus le risque augmente. La viande n’est donc pas indispensable et son excès est clairement délétère.
👉 Des informations qui balayent la croyance selon laquelle la viande est essentielle pour la santé et la longévité humaine, et qui va appuie celle-ci : une alimentation riche en fibres et pauvre en produits animaux améliore considérablementt nos chances de survie en bonne santé.
📖 Sources :
Willcox, D., Willcox, B., & Suzuki, M. (2007). Caloric restriction and human longevity. Annals of Internal Medicine.
Buettner, D. (2008). The Blue Zones. National Geographic.
Keys, A. et al. (1986). Seven Countries Study. Circulation.
Bouvard, V. et al. (2015). Carcinogenicity of red and processed meat. The Lancet Oncology.
Kim, Y. et al. (2019). Red meat consumption and mortality. BMJ.
Zhong, V. et al. (2021). Associations of processed meat with mortality. AJCN.
Rohrmann, S. et al. (2013). EPIC study. BMC Medicine.

6. Les régimes végétariens et vegans bien conduits sont adaptés à tous les âges 🤗
Les institutions de santé internationales reconnaissent qu’un régime végétarien ou vegan correctement planifié fournit tous les nutriments nécessaires et peut protéger contre de nombreuses maladies.
Les études sur les Adventistes végétariens et vegans montrent une longévité accrue et un risque plus faible de maladies cardiovasculaires par rapport à la population générale.
👉 Vous pouvez ratisser internet, vous ne trouverez aucune organisation de la santé qui recommande d'augmenter ses apports en produits animaux ou de diminuer ses apports en fibres.
📖 Sources :
Academy of Nutrition and Dietetics (2016). Position on vegetarian diets.
British Dietetic Association (2017).
Health Canada (2019).
Orlich, M. et al. (2013). Adventist Health Study-2. JAMA Internal Medicine.
Conclusion ⬇️

L’humain n’est donc pas omnivore au sens strict 🙅🏽♀️, mais un végétarien de base, capable de consommer occasionnellement de la viande 💁🏽♀️
Le plus gros problème sanitaire à l'heure actuelle, c'est que la majorité des occidentaux surconsomment les produits animaux, matin, midi et soir, tous les jours, et ne mangent pas assez de fibres 😢
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Ju



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