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  • Ju

TU N’AS PAS BESOIN D’ETRE EN COUPLE POUR TE SENTIR COMPLETE


Hello La Wonder Nana !


Aujourd’hui, j’avais envie d’approfondir le sujet de la complétude dont je t’ai parlé dans un précédent article, n’hésite pas à aller le lire avant de lire celui-ci, j’y explique ce qu’est le sentiment de complétude, mais aussi comment le travailler au quotidien.


Et j’avais envie de creuser un peu le sujet de la complétude et du célibat.

L’inconscient collectif féminin


J’ai grandi, comme toi, dans une culture où on conditionne les femmes pour se trouver une moitié d’orange, avec l’idée implicite que nous ne sommes donc qu’une moitié de quelque chose.

Dès notre plus jeune âge, les images de couple nous inondent : entourage proche, publicités, comptes pour enfants, films, séries, etc. Sans compter les légendes, les fables et autres mythes vieux comme le monde, truffés de concepts sexistes moyenâgeux, qui font croire aux femmes qu’elles ne peuvent pas faire grand chose, à part repasser des chaussettes !


Notre société occidentale est baignée de ces archétypes de couples mariés, qui finissent leurs jours ensemble et font tout un tas de gamins.

Depuis des millénaires, on fait croire aux femmes qu’elles ont besoin d’un partenaire pour s’épanouir, pour se réaliser, voire pour exister (n’oublions pas que dans certaines cultures, à l’heure actuelle, certaines femmes sont encore considérée légalement comme de vulgaires meubles ou biens matériels, qu’on se refile d’un homme à l’autre !)

Le message qui touche l’inconscient collectif féminin est clair : pour exister, il faut être deux.


Et ce message, certaines le prennent pour argent comptant et en font leur objectif de vie : trouver la perle rare, se mettre à l’abri financièrement et faire des mouflets. Point.


Je suis moi-même tombée dans ce piège durant mon adolescence, où j’ai passé mon temps à chercher ardemment le prince charmant.

Mais à l’âge de dix-huit, sur l’un de mes blogs de l’époque, j’écrivais un article : Walt Disney, ce mytho !

Le titre en dit long..

Autant te dire que j’ai ouvert les yeux rapidement sur la supercherie planétaire du mythe de la femme fragile que l’on doit sauver pour qu’elle puisse survivre.

Point de héros, ni prince charmant, j’ai laissé pleurer le printemps… disait Rose dans une des chansons de son premier album, que j’écoutais en boucle sur mon lit, l’été de mes dix-huit ans.

Je venais également de découvrir la série Sex And The City où Carrie Bradshaw cassait à la masse les stéréotypes sexistes de notre société, et j’étais à fond !


Cet article parlait de ma prise de conscience sur la couillonnerie des mythes que l’on nous impose dès notre plus tendre enfance, et s’appuyait sur l’exemple des dessins animés qui représentent des jeunes femmes en détresse, perdue et seule… sauvées par un gringalet à cheval !

Comme Cendrillon, qui attend que le Prince lui retrouve sa chaussure (comme si elle n’était pas capable d’aller s’en acheter une nouvelle paire toute seule, ou de se les fabriquer, non mais sérieux !)

Ou encore du mythe le plus connu au monde : Adam et Eve !



Adam et Eve, l’entourloupe planétaire !


On va s’y attarder deux minutes : si tu réfléchis à l’ampleur de ce concept - de créer une femme à partir d’une côte d’un homme, comme si la femme n’était qu’une extension d’un corps masculin - tu te dis quand même qu’ils nous ont un peu pris pour des jambons, non ?

Sachant que ce sont les femmes qui donnent la vie, est-ce que ce n’est pas la plus grosse entourloupe jamais inventée par une poignée d’abrutis littéraires, qui se sont dits : tiens, et si on écrivait un best seller, on l’appellera Bible !? Et on ira ensuite le lire dans les campagnes où les gens sont débiles, et comme ça, on leur racontera la création du monde à notre sauce…

Belle époque qu’était l’obscurantisme… pour les hommes !


Et pour ta culture personnelle, sache que j’ai fait des recherches sur cette histoire de jardin d’Eden, et tu sais ce que j’ai découvert ?

Assieds-toi et bois une gorgée de ton smoothie.


Dans la première version de la Bible, Adam est créé en même temps que son double féminin : Lilith.

Ils sont façonnés par Dieu à partir de la même âme, coupée en deux, et sont censés vivre en paix et en équilibre dans le jardin d’Eden.

Mais un jour, Adam tente de dominer Lilith physiquement.

(Au passage, en hébreux, Lilith signifie esprit libre, esprit du vent.)

Mais madame, blessée dans son égo féminin, décide de tourner les talons en mode Wonder Nana, et préfère partir vivre seule dans le désert plutôt que de se faire dominer (prends-en de la graine !)


Autant te dire que la morale de cette histoire doit correspondre plus ou moins à ce que reprend ce dicton actuel : mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Pauvre Adam, laissé seul dans son jardin comme un pauvre pecno macho !

Dieu le prend alors en compassion, entend ses prières de retrouver l’amour, mais comme il ne peut pas inventer une deuxième Lilith pour Adam, il décide de lui emprunter une côte pour lui façonner Eve, une espèce de poupée gonflable de substitution donc (je te fais la traduction avec des analogies de notre vie moderne pour que tu comprennes mieux !)


Mais cette première version de l’histoire Adam/Eve devait donner beaucoup trop d’idées d’indépendance aux femmes, et quand une deuxième poignée d’abrutis littéraires de l’époque ont écrit la deuxième version de la Bible, ils ont coupé cette histoire de Lilith libre, et n’ont gardé que la naissance d’une Eve soumise à l’homme.

Lilith est devenu alors dans la réécriture un démon pathétique, qui erre seul dans le désert avec pour objectif de dévorer des nouveaux-nés (toujours plus!).

(Le mot démon trouve des racines dans la langue hébraïque et de l’arabe, et signifie également esprit libre, mais avec une tendance qui tend plutôt vers quelqu’un de givré, qui s’est éloigné de la voie de Dieu.

Une mauvaise pub pour celles qui aspiraient à la liberté quoi !)


Certaines croyances populaires laissent même à penser qu’Adam aurait enfanté Lilith avant qu’elle ne parte et Eve également, et aurait créé deux lignées de femmes sur Terre : les unes Lilith Wonder Nana Indépendant Woman, et les autres, soumises, fragiles et sages.

Moi, je pense avoir une petite idée de qui je descends.

Et toi ?

C’est l’heure de se réveiller


L’heure du réveil féminin a sonné, et les femmes d’aujourd’hui ne sont plus dupes, on ne nous la fait plus à l’envers les gars !

Entre temps, on a appris à compter, à lire et même à réfléchir !

Nous sortons de dizaines d’années de lutte anti-machisme (non terminées) dans de nombreux pays occidentaux, et les féministes qui se sont sacrifiées pour nous, nous ont laissé beaucoup plus de droits et de liberté que les femmes n'en ont jamais eu ces derniers siècles.

Mais aussi, de jolies prises de conscience et l’ouverture d’une nouvelle façon de se considérer en tant que femme : en tant qu’être à part entière, libre et complet !


Parce que oui, nous pouvons nous sentir complète en étant célibataire.

Oui, nous pouvons nous réaliser sans personne à nos côtés.

Et oui, nous pouvons réussir sans l’aide ni la protection d’un mari, d’un frère ou d’un père.


Et c’est ce que j’ai fait - à fond les ballons - ces dix dernières années : je suis partie vivre à Paris seule… j’ai déménagé plusieurs fois, seule.. j’ai monté ma première école de danse à l’âge de 20 ans, toute seule, comme une grande.. et je suis même partie un été à New York.


Je vais même te raconter une anecdote croustillante qui je l’espère, t’incitera à faire de même et à arrêter d’attendre quoi que ce soit de la part d’une tierce personne :


Il y a quelques années, j’ai fréquenté un mec qui a sombré dans la drogue, lentement mais sûrement, au fil des mois..

A la fin de notre histoire, il n’était plus que l’ombre de lui-même, mais il continuait à me promettre de m’emmener en Asie.

Je rêvais de voir Bali et la Thaïlande, et on parlait de ce voyage depuis des mois.

Alors j’attendais qu’il pose une date, qu’on prenne les billets, qu’il passe à l’action quoi.

J’attendais sagement.

Et je souffrais de cette attente.


A l’époque, une partie de mon inconscient féminin croyait encore que j’avais besoin d’un mec pour partir à l’autre bout du monde, que c’était plus sympa de le faire à deux.

Et puis j’ai fini par ouvrir les yeux et comprendre que ça n’arriverait jamais, parce qu’il passait le plus clair de son argent dans les produits.


Et un jour, une copine m’a écrit en me disant qu’elle faisait un stop à Bali durant son Road Trip en Asie, j’ai pris des billets à 4h du matin quand elle m’a annoncé ça, je me suis tapée 30h de trajet pour la rejoindre toute seule, et j’ai kiffé mes vacances balinaises, pendant que mon ex se remplissait les narines de poudre blanche, à rager tout seul dans son coin que je sois finalement partie sans lui.

Ce voyage m’a fait augmenter considérablement mon sentiment de complétude, et même de fierté et de confiance en moi, parce que je m’étais prouvée à moi-même que je pouvais vivre sans attendre personne.

Autre anecdote.


L’été qui a suivi, j’étais donc célibataire, et j’avais presque trente ans.

Alors que je passais une soirée chez ma copine Clémence un soir, et que j’étais en train de m’apitoyer sur mon sort de pauvre femme célibataire à presque trente ans, et de râler parce que je rêvais de voir le balcon de Roméo et Juliette à Verone…

Là, j’ai eu un autre déclic.


La voix de La Wonder Nana est montée à l’intérieur de moi et m’a crié dessus : non mais tu rigoles ou quoi là ? Tu es allée à Bali, à New York, et dans moultes autres pays toute seule, alors tu vas me faire le plaisir de prendre tes billets et d’aller voir si j’y suis en Italie ! Non mais Oh !

(Oui, ma Wonder Nana intérieure est assez dure, mais elle a raison ! Des fois, il faut se faire secouer les puces par soi-même pour se réveiller.)


Ni une, ni deux, Clémence en est témoin ; j’ai ouvert mon téléphone portable et j’ai pris mes billets, loué une chambre d’hôtel et réservé une voiture en l’espace de quinze minutes, sous son air ébahi.

Elle m’a même lancé : c’est très inspirant pour une femme ce que tu viens de faire…


Et tu sais de qui moi-même j’ai été inspirée ?

Elizabeth Gilbert, dans son roman Mange Prie Aime, qui divorce et claque tout pour faire un trip d’un an toute seule, à l’étranger.

Lis-le !


Alors si mon histoire et cet article peuvent t’inspirer, te rappeler à quel point tu es libre, et complète, et à quel point tu as les capacités de réaliser tout ce que tu veux, et ce, sans l’aide obligatoirement d’un.e partenaire.. j’en serai ravie !


Parce que pour moi, concrètement, c’est ça la Wonder Nana : une femme qui n’attend personne pour mettre en place ses envies et délires du moment.


Et ça ne l’empêche pas d’apprécier et de rechercher la compagnie d’un compagnon de vie, mais il s’agit là de faire la différence entre envie de partager sa vie, et besoin d’une autre personne.

Une nuance très, très importante…

Alors, que faire ?


Si en lisant ces mots, tu te reconnais dans ces processus psychologiques qui te font croire que tu as besoin de quelqu’un pour mettre en place une action pour toi en ce moment ou être heureuse, si tu as l’impression qu’il te manque quelque chose, si tu souffres de l’attente parce que tu es dans l’espoir que quelqu’un t’aide ou que quelque chose se passe pour passer la seconde, alors voilà ce que tu peux faire concrètement pour te sortir de ces croyances inconscientes :


Les croyances se changent en expérimentant l’inverse.

Je croyais que je ne pouvais pas voyager aussi loin sans partenaire, et bien, en partant seule à Bali, je me suis prouvée que c’était faux, et l’action a déconstruit ma croyance.


La clef réside dans le passage à l’action.


Alors...


° Munis-toi d’une feuille et d’un stylo, et liste tout ce que tu aimerais faire, réaliser, mettre en place pour toi, tes projets, et tes rêves.


° Prends le temps de remplir correctement cette liste, fais-le sur plusieurs jours même, s’il le faut…


° Et puis, accroche cette liste à ton miroir de salle de bain, et débrouille-toi pour cocher des cases dès que tu peux.


Voilà, comment on commence à faire émerger la Wonder Nana à l’intérieur de soi !




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Ju


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